📋 À retenir
- Désigne une immaturité à la naissance.
- Implique une plasticité cérébrale accrue grâce à l'apprentissage post-natal.
- Constitue le socle biologique de la protection de l'enfance.
L'altricialité désigne l'état d'un être vivant qui naît dans un état d'immaturité physique et cérébrale. Chez l'humain, cette particularité biologique implique une dépendance totale et prolongée envers les adultes pour survivre et se développer.
Étymologie
Dérivé du latin altrix (« celle qui nourrit », « nourrice »), issu du verbe alere (« nourrir »).
Exemples d'usage
- Le nouveau-né humain, dont le cerveau continue son développement majeur hors de l'utérus.
- Les chatons ou les oisillons qui naissent aveugles et sans défense.
À ne pas confondre
À l'inverse de l'espèce précociale (ou nidifuge), comme le poulain qui marche dès la naissance, l'espèce altriciale nécessite un investissement parental massif et durable.
Contexte médical
Sur le plan juridique, l'altricialité biologique de l'enfant fonde l'obligation d'entretien et d'éducation (Article 371-2 du Code civil) et justifie l'existence de l'autorité parentale jusqu'à la majorité.
Synonymes
Antonymes
Conseil
En expertise médico-légale, ce concept peut être mobilisé pour illustrer l'impact particulièrement grave de carences éducatives ou affectives précoces sur le développement futur d'un individu.
Questions fréquentes
Pourquoi parle-t-on d'altricialité humaine ?
Parce que le cerveau humain est particulièrement volumineux ; la naissance doit survenir tôt pour permettre le passage pelvien, laissant le nourrisson inachevé.
Quel est le lien avec la loi ?
Cette vulnérabilité biologique impose des devoirs légaux spécifiques aux parents et à l'État pour garantir la survie et le développement du mineur.