📋 À retenir
- Implique la dédifférenciation des cellules pour recréer du tissu neuf.
- Aboutit à une restitution ad integrum (à l'identique) de la partie perdue.
- Constitue un enjeu majeur pour les brevets en biotechnologies médicales.
Qualifie la capacité d'un organisme vivant à reconstruire intégralement un membre ou un organe manquant par la prolifération de nouvelles cellules. Ce processus permet une restauration fonctionnelle parfaite plutôt qu'une simple cicatrice.
Étymologie
Dérivé du grec ancien epi (sur, au-dessus) et morphê (forme), évoquant l'ajout d'une forme nouvelle sur une structure préexistante.
Exemples d'usage
- La repousse d'un membre entier chez l'axolotl ou la salamandre.
- La régénération d'un bras chez une étoile de mer après une prédation.
- Le renouvellement de la queue chez certains lézards.
À ne pas confondre
Se distingue de la morphallaxie : cette dernière consiste en une réorganisation des tissus existants sans multiplication cellulaire massive, alors que le processus épimorphique implique la création d'un blastème (amas de cellules de croissance).
Contexte médical
En droit, ces processus sont indirectement encadrés par les lois de bioéthique et le Code de la santé publique (articles L1211-1 et suivants) lorsqu'ils inspirent la médecine régénérative et la recherche sur les cellules souches humaines.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Pour les acteurs du secteur biomédical, il est crucial de surveiller l'évolution des réglementations européennes sur les médicaments de thérapie innovante (MTI) qui exploitent ces mécanismes de régénération.
Questions fréquentes
L'être humain possède-t-il des facultés épimorphiques ?
Elles sont extrêmement réduites, se limitant principalement à la régénération du foie ou, chez les jeunes enfants, de l'extrémité des phalanges.
Quelle est la différence entre cicatrisation et épimorphose ?
La cicatrisation ferme une plaie par un tissu fibreux différent de l'original, tandis que l'épimorphose reconstruit l'organe original de manière fonctionnelle.
Quel est l'intérêt pour la recherche juridique ?
Le statut juridique des organes créés artificiellement par des procédés inspirés de l'épimorphose pose des questions de propriété industrielle et d'éthique médicale.