📋 À retenir
- Désigne une incapacité de tenir debout et de marcher sans perte de force musculaire réelle.
- Souvent associée à des troubles neurologiques ou fonctionnels (psychogènes).
- Nécessite une expertise spécialisée pour déterminer l'origine du handicap.
L'astasie-abasie est un trouble moteur qui rend impossible la station debout et la marche, bien que les muscles conservent leur force normale lorsque la personne est allongée. Ce phénomène survient généralement après un choc psychologique ou une atteinte du système nerveux.
Étymologie
Le mot est composé des racines grecques a- (privatif), stasis (station debout) et basis (marche). Il a été introduit par le neurologue Paul Blocq en 1888 pour désigner ces troubles de la locomotion sans lésion organique évidente.
Exemples d'usage
- Un individu capable de mobiliser ses jambes avec force sur un lit d'examen, mais qui s'effondre systématiquement dès qu'il tente de poser le pied à terre.
- Un trouble de la marche apparaissant soudainement à la suite d'un traumatisme crânien ou d'un accident de la route.
À ne pas confondre
À la différence de la paralysie, les muscles ne sont pas atrophiés et conservent leur puissance. Elle se distingue de l'ataxie (trouble de la coordination), car les mouvements redeviennent coordonnés dès que le patient n'est plus en situation de marche.
Contexte médical
Ce terme est principalement utilisé dans l'expertise médicale pour l'évaluation du dommage corporel. Il intervient dans le calcul du Déficit Fonctionnel Permanent (DFP) ou de l'incapacité au sens du Code de la sécurité sociale.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Si ce trouble survient après un accident, assurez-vous que l'expert médical examine la dissociation entre la force en position couchée et l'incapacité debout pour éviter une erreur de diagnostic.
Questions fréquentes
L'astasie-abasie est-elle synonyme de simulation ?
Absolument pas. C'est un trouble médical reconnu où le patient subit une perte de contrôle involontaire de la marche.
Peut-on être indemnisé pour ce trouble ?
Oui, si l'origine du trouble est liée à un accident (travail, route, agression), il est pris en compte dans l'évaluation du préjudice corporel.
Quelles sont les causes courantes ?
Elles peuvent être neurologiques (lésion frontale) ou liées à des troubles de conversion après un traumatisme psychique.