📋 À retenir
- La curation vise la disparition complète d'une pathologie.
- Le médecin a une obligation de moyens en matière de curation, pas de résultat.
- Elle constitue le cœur de l'activité thérapeutique classique.
La curation désigne l'action de soigner une maladie ou une blessure dans le but d'obtenir une guérison. En droit de la santé, elle se distingue de la simple prévention ou de l'accompagnement en fin de vie.
Étymologie
Issu du latin curatio, dérivé de curare signifiant « prendre soin de » ou « soigner ».
Exemples d'usage
- La réalisation d'une intervention chirurgicale pour retirer une tumeur.
- La prescription d'un protocole antibiotique pour traiter une infection bactérienne.
- Le nettoyage et la suture d'une plaie ouverte.
À ne pas confondre
Il ne faut pas confondre la curation (visée de guérison) avec les soins palliatifs (visée de confort et soulagement de la douleur sans espoir de guérison) ou la prophylaxie (visée préventive).
Contexte médical
Code de la santé publique, notamment l'article L1110-5 qui dispose que toute personne a le droit de recevoir les soins les plus appropriés et de bénéficier des thérapeutiques dont l'efficacité est reconnue.
En pratique
L'arrêt Mercier (Cour de cassation, 20 mai 1936) pose le principe que le médecin s'engage à donner des soins consciencieux et attentifs (obligation de moyens), sans toutefois garantir la curation systématique (résultat).
Synonymes
Antonymes
Conseil
Vérifiez toujours que le professionnel de santé vous a informé des risques et des alternatives avant d'entamer un processus de curation complexe ou invasif.
Questions fréquentes
Le médecin est-il responsable si la curation échoue ?
Non, sauf s'il est prouvé qu'il a commis une faute dans le choix ou l'exécution du traitement. La médecine reste une science aléatoire.
Quelle est la différence entre cure et curation ?
La cure désigne souvent le traitement spécifique (ex: cure thermale), tandis que la curation est l'action globale de soigner pour guérir.
Un patient peut-il refuser une curation ?
Oui, le consentement libre et éclairé du patient est un principe fondamental, même si le traitement est indispensable à sa survie (Loi Kouchner du 4 mars 2002).