📋 À retenir
- Désigne aujourd'hui le trouble bipolaire.
- Impacte la validité juridique des actes civils.
- Peut justifier une mesure de protection (curatelle, tutelle).
Ancien terme médical désignant le trouble bipolaire. Il s'agit d'une pathologie psychiatrique caractérisée par l'alternance de cycles d'humeur extrêmes, entre des phases d'excitation (manie) et des phases de dépression profonde.
Étymologie
Issu du grec ancien kyklos (« cercle », « cycle ») et phrên (« esprit », « intelligence »), évoquant la nature cyclique des troubles de l'esprit.
Exemples d'usage
- Une phase de manie entraînant des achats compulsifs et une absence de sommeil.
- Une phase de mélancolie profonde rendant tout acte de la vie quotidienne impossible.
À ne pas confondre
La cyclophrénie est un terme historique pour le trouble bipolaire. Elle se distingue de la cyclothymie (variations d'humeur moins sévères) et de la schizophrénie (qui implique une désorganisation de la pensée plutôt qu'un trouble de l'humeur).
Contexte médical
Articles 425 et suivants du Code civil (protection des majeurs vulnérables). Article 122-1 du Code pénal (discernement et responsabilité pénale). Code de la santé publique (soins sans consentement).
En pratique
La jurisprudence civile annule régulièrement des contrats (ventes, testaments) conclus lors d'une phase maniaque ou dépressive, en s'appuyant sur l'insanité d'esprit (article 414-1 du Code civil).
Synonymes
Antonymes
Conseil
En cas de diagnostic, il est prudent d'anticiper les phases de crise en rédigeant un mandat de protection future pour désigner un tiers chargé de gérer ses biens et sa protection.
Questions fréquentes
La cyclophrénie annule-t-elle automatiquement un contrat ?
Non, il faut prouver que le trouble mental existait précisément au moment de la signature (insanité d'esprit).
L'hospitalisation est-elle obligatoire ?
Seulement si les troubles rendent le consentement impossible et que l'état de la personne impose des soins immédiats.
Un employeur peut-il licencier pour ce motif ?
Non, le licenciement fondé sur l'état de santé est discriminatoire, sauf inaptitude constatée par la médecine du travail sans reclassement possible.