📋 À retenir
- Urgence vitale absolue avec un risque de décès immédiat par arrêt respiratoire.
- Instabilité totale de la tête par rapport au tronc.
- Séquelles neurologiques majeures (tétraplégie) pour les rares survivants.
La décapitation interne est une blessure gravissime où le crâne se détache de la première vertèbre cervicale suite à la rupture des ligaments. Bien que la peau et les muscles maintiennent la tête en place, la connexion osseuse et nerveuse entre le cerveau et la moelle épinière est rompue.
Étymologie
Vient du latin de- (éloignement) et caput (tête). L'adjectif « interne » souligne que la séparation se produit à l'intérieur du corps, sans section visible de la peau.
Exemples d'usage
- Accident de la route avec un choc frontal violent provoquant une décélération brutale.
- Chute de grande hauteur entraînant un impact direct sur le sommet du crâne ou le menton.
À ne pas confondre
À ne pas confondre avec la décapitation complète (section totale du cou) ou le coup du lapin (entorse cervicale légère). Elle se distingue aussi d'une simple fracture de vertèbre par la rupture totale de l'attache crânienne.
Contexte médical
Ce terme est principalement utilisé dans les rapports d'expertise médico-légale et les autopsies pour qualifier les causes d'un décès ou la gravité d'un dommage corporel (articles 221-6 et 222-19 du Code pénal relatifs aux atteintes involontaires à l'intégrité de la personne).
Synonymes
Antonymes
Conseil
En cas d'accident grave, ne jamais déplacer la tête d'une victime ou retirer son casque, car une décapitation interne non stabilisée peut devenir fatale au moindre mouvement.
Questions fréquentes
Peut-on survivre à une décapitation interne ?
La survie est extrêmement rare (moins de 30 % des cas) et dépend de l'absence de section de la moelle épinière et d'une stabilisation chirurgicale immédiate.
Comment ce diagnostic est-il posé ?
Il repose sur l'imagerie médicale (scanner ou IRM) qui montre l'écartement anormal entre l'os occipital et la vertèbre atlas.
Quelles sont les séquelles habituelles ?
En cas de survie, le risque de paralysie permanente de tous les membres et de dépendance respiratoire est très élevé.