📋 À retenir
- C'est un terme générique pour tout dysfonctionnement de l'immunité.
- Ces pathologies ouvrent souvent droit à une prise en charge à 100 % par l'Assurance Maladie (ALD).
- L'origine peut être génétique, environnementale ou médicamenteuse.
Qualifie une pathologie ou une réaction résultant d'un dérèglement du système de défense de l'organisme. Le corps peut alors s'attaquer lui-même ou ne plus réagir suffisamment face aux agressions extérieures.
Étymologie
Composé du préfixe grec dys- (indiquant une difficulté ou une anomalie) et du latin immunis (exempt de charge, protégé).
Exemples d'usage
- Une neuropathie dysimmunitaire altérant le système nerveux.
- Le rejet d'une greffe dû à une réponse immunitaire inadaptée.
- Certaines maladies chroniques comme le lupus ou la polyarthrite rhumatoïde.
À ne pas confondre
Le terme est plus large que celui de maladie auto-immune. Si toutes les maladies auto-immunes sont dysimmunitaires, l'inverse n'est pas vrai : une immunodéficience (manque de défense) est également un trouble dysimmunitaire.
Contexte médical
Articles L160-14 du Code de la sécurité sociale (relatifs aux Affections de Longue Durée ou ALD). Code de la santé publique concernant la responsabilité médicale en cas de déclenchement de troubles post-thérapeutiques.
En pratique
La jurisprudence traite souvent du lien de causalité entre une vaccination et l'apparition d'une pathologie dysimmunitaire (ex: sclérose en plaques), notamment via la théorie des présomptions graves, précises et concordantes.
Synonymes
Antonymes
Conseil
En cas de diagnostic, demandez systématiquement à votre médecin traitant si la pathologie relève du protocole de soins ALD30 pour éviter l'avance de frais médicaux.
Questions fréquentes
Une maladie dysimmunitaire est-elle reconnue comme un handicap ?
Oui, si les séquelles limitent l'autonomie ou l'activité professionnelle, un dossier peut être déposé auprès de la MDPH.
Peut-on être indemnisé si un médicament provoque un trouble dysimmunitaire ?
Oui, si le lien de causalité est établi, via la responsabilité civile du laboratoire ou le dispositif de l'ONIAM pour les accidents médicaux.