📋 À retenir
- C'est la cause majeure des Troubles Musculosquelettiques (TMS).
- Elle résulte d'un déséquilibre entre les exigences du poste et les capacités du salarié.
- L'employeur a l'obligation légale de prévenir ce risque par l'ergonomie.
L'hypersollicitation désigne l'utilisation excessive d'une articulation, d'un muscle ou d'un tendon. Elle survient principalement lorsque le corps est soumis à des efforts répétitifs, intenses ou prolongés qui dépassent ses capacités de récupération.
Étymologie
Formé du préfixe grec hyper- (au-delà, avec excès) et du latin sollicitatio (agitation, excitation). Le terme traduit l'idée d'une demande physique qui excède la norme physiologique.
Exemples d'usage
- Le vissage répétitif sur une ligne de montage automobile.
- La saisie informatique intensive sans pauses ergonomiques.
- Le port de charges lourdes répété tout au long d'une journée de travail.
À ne pas confondre
Elle se distingue de la fatigue musculaire passagère par son caractère chronique et pathogène. Contrairement au burn-out, qui est une saturation psychique, l'hypersollicitation est ici strictement physique et biomécanique.
Contexte médical
Articles L4121-1 à L4121-5 du Code du travail sur l'obligation de sécurité de l'employeur. Tableaux des maladies professionnelles (notamment le Tableau n°57) du Code de la sécurité sociale.
En pratique
La jurisprudence reconnaît la faute inexcusable de l'employeur lorsque celui-ci impose des cadences de travail entraînant une hypersollicitation manifeste, malgré les alertes du médecin du travail ou des salariés.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Dès les premiers signes de douleur (picotements, raideurs), alertez votre représentant du personnel ou le médecin du travail pour réviser l'organisation de vos tâches.
Questions fréquentes
L'hypersollicitation peut-elle être reconnue comme maladie professionnelle ?
Oui, si elle entraîne des lésions listées dans les tableaux de la Sécurité sociale, comme les tendinites ou le syndrome du canal carpien.
Qui évalue le risque d'hypersollicitation ?
Le médecin du travail et l'employeur, via le Document Unique d'Évaluation des Risques (DUER).