📋 À retenir
- Acte médical ou paramédical nécessitant une prescription préalable.
- Vitesse d'absorption supérieure à la voie sous-cutanée.
- Exige une technique précise pour éviter de toucher un nerf ou un vaisseau sanguin.
Se dit d'un mode d'administration d'un médicament ou d'un vaccin effectué directement dans l'épaisseur d'un muscle. Cette méthode permet une diffusion rapide du produit dans l'organisme grâce à la forte irrigation sanguine des tissus musculaires.
Étymologie
Composé du préfixe latin intra- (« au-dedans ») et du terme musculaire, dérivé du latin musculus (« petit rat », par analogie de forme entre un muscle qui se contracte et un rongeur sous la peau).
Exemples d'usage
- L'administration d'un vaccin contre la grippe ou l'hépatite B.
- L'injection d'anti-inflammatoires ou de neuroleptiques à action prolongée.
- L'injection d'urgence d'adrénaline en cas de choc anaphylactique.
À ne pas confondre
À distinguer de l'injection intraveineuse (directement dans le sang), de l'injection sous-cutanée (sous la peau, plus superficielle) et de l'injection intradermique (dans le derme).
Contexte médical
Articles R4311-1 et suivants du Code de la santé publique (actes professionnels des infirmiers). Décret n° 2004-802 relatif aux actes professionnels et à l'exercice de la profession d'infirmier.
En pratique
La jurisprudence retient souvent la responsabilité du professionnel de santé en cas de lésion du nerf sciatique consécutive à une injection intramusculaire mal localisée dans le quadrant fessier.
Synonymes
Antonymes
Conseil
En cas de douleur persistante ou de paralysie partielle après une injection, consultez immédiatement un médecin : cela peut révéler une atteinte nerveuse engageant la responsabilité du praticien.
Questions fréquentes
Une infirmière peut-elle décider seule d'une injection intramusculaire ?
Non, cet acte doit obligatoirement faire l'objet d'une prescription médicale écrite, datée et signée.
Quels sont les sites d'injection privilégiés ?
Le muscle deltoïde (épaule), le muscle vaste latéral (cuisse) ou le muscle grand fessier.
Peut-on refuser une injection intramusculaire ?
Oui, conformément au principe du consentement libre et éclairé du patient prévu par la loi Kouchner du 4 mars 2002.