📋 À retenir
- Altère le discernement et la validité du consentement juridique.
- Peut mener à une mesure de protection (tutelle, curatelle).
- L'état de santé peut justifier une irresponsabilité ou une atténuation de la peine au niveau pénal.
La maniaco-dépression, aujourd'hui appelée trouble bipolaire, est une pathologie mentale caractérisée par une alternance cyclique de phases d'euphorie excessive (manie) et de périodes de dépression profonde. Entre ces phases, le patient peut retrouver un état émotionnel stable.
Étymologie
Le terme associe « manie » (du grec mania, signifiant folie ou transport) et « dépression » (du latin depressio, enfoncement). Il a été popularisé au XIXe siècle pour décrire la « psychose maniaco-dépressive ».
Exemples d'usage
- La souscription d'emprunts inconsidérés ou d'achats compulsifs durant une phase maniaque.
- L'impossibilité de se rendre à son travail ou de gérer ses affaires courantes lors d'une phase dépressive.
À ne pas confondre
Il se distingue de la dépression unipolaire, qui ne comporte pas de phases d'excitation, et de la schizophrénie, qui se caractérise par une dissociation de la personnalité plutôt que par un trouble de l'humeur.
Contexte médical
Article 414-1 du Code civil (insanité d'esprit), Article 122-1 du Code pénal (responsabilité pénale), et Articles L3211-1 et suivants du Code de la santé publique (soins psychiatriques sans consentement).
En pratique
Les tribunaux civils prononcent régulièrement la nullité d'actes (ventes, testaments) conclus durant une phase maniaque, dès lors qu'il est prouvé que le trouble a privé l'auteur de son discernement au moment précis de la signature.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Pour anticiper les phases de crise, il est recommandé de mettre en place un mandat de protection future afin de désigner à l'avance une personne chargée de gérer ses intérêts.
Questions fréquentes
Un contrat signé par une personne maniaco-dépressive est-il toujours nul ?
Non, l'annulation n'est pas automatique. Il faut prouver l'existence d'un trouble mental au moment précis de l'acte (insanité d'esprit).
Peut-on imposer une hospitalisation ?
Oui, si les troubles rendent le consentement impossible et que l'état de la personne impose des soins immédiats assortis d'une surveillance constante.