📋 À retenir
- C'est une pathologie veineuse grave du post-partum.
- Elle nécessite une prise en charge rapide par anticoagulants.
- Sur le plan juridique, le défaut de surveillance peut engager la responsabilité médicale.
La métrophlébite est une inflammation des veines de l'utérus, qui s'accompagne souvent de la formation d'un caillot de sang. Elle survient principalement comme une complication après un accouchement ou une intervention chirurgicale gynécologique.
Étymologie
Composé du grec mêtra (utérus), phleps (veine) et du suffixe -ite, utilisé en médecine pour désigner une inflammation.
Exemples d'usage
- Une patiente présentant une fièvre persistante et des douleurs pelviennes dix jours après un accouchement.
- Une complication vasculaire identifiée par imagerie après une intervention lourde sur l'utérus.
À ne pas confondre
À ne pas confondre avec l'endométrite, qui est une infection de la muqueuse utérine, bien que les deux pathologies puissent être liées ou se manifester simultanément dans un contexte infectieux post-partum.
Contexte médical
Article L1142-1 du Code de la santé publique relatif à la responsabilité des professionnels de santé. La prise en charge de cette pathologie relève de l'obligation de moyens du médecin dans le diagnostic et le traitement des complications post-opératoires ou post-partum.
En pratique
La jurisprudence administrative et judiciaire retient souvent la responsabilité des établissements de santé en cas de retard de diagnostic face à des symptômes évocateurs (fièvre, douleurs), entraînant une perte de chance d'éviter des complications plus graves comme l'embolie pulmonaire.
Synonymes
Conseil
Si vous suspectez un retard de prise en charge suite à des douleurs anormales après un accouchement, sollicitez la communication de votre dossier médical complet (article L1111-7 du CSP) avant de consulter un avocat spécialisé ou un médecin conseil.
Questions fréquentes
La métrophlébite donne-t-elle droit à indemnisation ?
Seulement si elle résulte d'une faute (défaut d'hygiène, retard de diagnostic) ou, plus rarement, au titre de l'aléa thérapeutique si le préjudice est grave.
Qui est responsable en cas de complication ?
L'établissement de santé ou le praticien si une négligence dans le suivi post-opératoire est démontrée par une expertise médicale.