📋 À retenir
- Acte chirurgical lourd touchant le système nerveux central.
- Conséquences neurologiques souvent irréversibles (pertes de sensibilité ou de motricité).
- Obligation d'information renforcée du chirurgien sur les risques de séquelles.
La myélotomie désigne l'acte de couper ou d'inciser la moelle épinière. Elle peut résulter d'un geste chirurgical volontaire pour traiter des douleurs extrêmes ou être la conséquence tragique d'un accident.
Étymologie
Issu du grec ancien muelos (moelle) et tomē (coupe, section).
Exemples d'usage
- Une myélotomie commissurale effectuée en dernier recours pour des douleurs cancéreuses incurables.
- Une myélotomie traumatique subie lors d'une fracture vertébrale grave.
À ne pas confondre
Elle se distingue de la laminectomie, qui concerne l'os de la vertèbre, et de la myélogramme, qui est un examen d'imagerie.
Contexte médical
Articles L1110-5 et L1111-4 du Code de la santé publique concernant le consentement et le soulagement de la douleur. Code civil pour l'indemnisation des dommages corporels.
En pratique
La jurisprudence médicale traite régulièrement des cas de lésions médullaires accidentelles lors de chirurgies du dos, qualifiées de fautes si elles résultent d'une maladresse ou de défauts d'information sur les risques de paralysie.
Synonymes
Conseil
Avant une intervention touchant à la moelle épinière, exigez une information écrite détaillée sur les risques neurologiques et assurez-vous de la présence d'un dispositif de monitorage nerveux durant l'opération.
Questions fréquentes
La myélotomie est-elle encore pratiquée aujourd'hui ?
Oui, mais très rarement, principalement pour des douleurs chroniques rebelles à tout autre traitement.
Quelles sont les suites juridiques d'une myélotomie accidentelle ?
Elle ouvre droit à une expertise médicale pour évaluer le préjudice corporel et déterminer une éventuelle responsabilité médicale.