📋 À retenir
- La sélection à l'entrée des études de santé n'est pas supprimée, elle est décentralisée.
- Le nombre de places est déterminé pour une période pluriannuelle.
- Les capacités d'accueil dépendent des besoins des territoires et des moyens des facultés.
Le numerus apertus est le mode de régulation qui définit le nombre d'étudiants admis en deuxième année d'études de santé. Il permet aux universités de fixer leurs propres capacités d'accueil en fonction des besoins de santé locaux et de leurs ressources pédagogiques.
Étymologie
Expression latine signifiant nombre ouvert. Elle a été forgée par opposition au numerus clausus (nombre fermé) pour marquer une volonté de souplesse dans le recrutement des professionnels de santé.
Exemples d'usage
- Une université qui décide d'ouvrir 250 places en médecine pour répondre à la désertification médicale de son département.
- La concertation entre un doyen de faculté et une ARS pour ajuster le nombre de places en odontologie selon les capacités des centres de soins hospitaliers.
À ne pas confondre
Il s'oppose au numerus clausus : ce dernier était un quota national rigide fixé par l'État, tandis que le numerus apertus est une gestion locale et décentralisée du nombre d'étudiants.
Contexte médical
Loi n° 2019-774 du 24 juillet 2019 relative à l'organisation et à la transformation du système de santé (dite loi Ma Santé 2022). Article L631-1 du Code de l'éducation.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Pour les futurs étudiants, il est important de comparer les capacités d'accueil des différentes universités sur Parcoursup, car les chances de réussite peuvent varier selon la tension démographique de la région.
Questions fréquentes
Est-ce que tout le monde peut réussir avec le numerus apertus ?
Non, l'accès reste sélectif. Il y a toujours un nombre limité de places, même si ce nombre est désormais fixé localement par l'université.
Le numerus apertus a-t-il augmenté le nombre de médecins ?
L'objectif est d'augmenter progressivement le nombre de professionnels formés, mais les capacités d'accueil des universités (locaux, stages) limitent cette croissance.
Qui a le dernier mot sur le chiffre ?
Ce sont les universités qui fixent les capacités, mais après avis conforme des Agences Régionales de Santé (ARS).