📋 À retenir
- Position anormale de la mâchoire vers l'arrière.
- Entraîne souvent des complications fonctionnelles (mastication, apnée du sommeil).
- Peut faire l'objet d'une réparation juridique en cas d'erreur de diagnostic ou d'échec chirurgical.
L'opisthognathisme est une anomalie anatomique caractérisée par une position en retrait de la mâchoire (généralement la mandibule) par rapport au reste du visage. Cela se traduit visuellement par l'aspect d'un menton fuyant.
Étymologie
Vient du grec ancien opistho (« en arrière ») et gnathos (« mâchoire »).
Exemples d'usage
- Une mandibule trop courte par rapport au maxillaire supérieur empêchant un bon alignement dentaire.
- Un profil de visage où le menton semble effacé, souvent associé à des troubles respiratoires.
À ne pas confondre
Il s'oppose au prognathisme, où la mâchoire est projetée vers l'avant. Il est souvent utilisé comme synonyme de rétrognathisme, bien que ce dernier terme insiste plus sur le recul osseux structurel.
Contexte médical
Dans le domaine médico-légal, cette condition relève des articles L1111-2 et suivants du Code de la santé publique concernant l'obligation d'information avant une chirurgie correctrice. Elle peut aussi être prise en compte dans l'évaluation d'un handicap ou d'un préjudice esthétique.
Synonymes
Antonymes
Conseil
En cas d'intervention chirurgicale (ostéotomie), demandez systématiquement un consentement éclairé écrit détaillant les risques de complications nerveuses, fréquents dans la zone mandibulaire.
Questions fréquentes
L'opisthognathisme est-il considéré comme une maladie ?
Il est considéré comme une anomalie morphologique qui peut devenir pathologique si elle engendre des troubles fonctionnels.
La chirurgie correctrice est-elle remboursée ?
En France, l'assurance maladie peut prendre en charge une partie de la chirurgie orthognathique si elle est associée à un traitement orthodontique et justifiée par des troubles fonctionnels.
Quels sont les risques juridiques pour le chirurgien ?
Le chirurgien peut être tenu responsable en cas de défaut d'information sur les risques de perte de sensibilité nerveuse permanente après l'opération.