📋 À retenir
- La taille du génome varie énormément sans corrélation avec l'évolution d'une espèce.
- Le surplus d'ADN est principalement constitué de séquences non codantes ou répétitives.
- Ce phénomène est caractéristique des organismes eucaryotes (cellules à noyau).
Ce concept scientifique désigne le fait qu'il n'existe aucun lien direct entre la quantité d'ADN d'un organisme et son niveau de complexité biologique. Un être vivant simple peut ainsi posséder un génome bien plus vaste qu'un animal évolué.
Étymologie
Le terme valeur C (C pour constant) a été proposé en 1950 par Hewson Swift pour désigner la quantité d'ADN contenue dans un noyau. Le mot paradoxe a été ajouté en 1971 pour souligner l'écart entre les prédictions et les observations réelles.
Exemples d'usage
- Le génome de l'oignon est environ cinq fois plus grand que celui de l'être humain.
- Certaines salamandres possèdent jusqu'à 40 fois plus d'ADN qu'un mammifère.
- L'amibe Polychaos dubium possède un génome 200 fois plus volumineux que le nôtre.
À ne pas confondre
On le distingue du paradoxe de la valeur G, qui porte spécifiquement sur le nombre de gènes codants (et non sur la quantité totale d'ADN), lequel est également déconnecté de la complexité de l'organisme.
Synonymes
Questions fréquentes
Pourquoi est-ce un paradoxe ?
Parce qu'intuitivement, on s'attendait à ce qu'un organisme plus complexe nécessite plus d'instructions génétiques, ce qui s'avère faux quantitativement.
À quoi sert l'ADN excédentaire ?
Une grande partie est composée d'éléments transposables ou d'ADN satellite dont l'utilité reste sujette à débat (rôle structurel, régulation ou simple parasitisme génétique).