📋 À retenir
- C'est une manifestation clinique rare mais potentiellement grave.
- Elle témoigne souvent d'une infection utérine par des germes anaérobies.
- Sur le plan juridique, son diagnostic tardif peut engager la responsabilité du praticien pour perte de chance.
La physométrie désigne la présence et l'accumulation de gaz à l'intérieur de la cavité de l'utérus, provoquant sa distension. Ce phénomène est généralement le signe d'une infection bactérienne sévère.
Étymologie
Dérivé du grec phusa (gaz, souffle) et metra (utérus).
Exemples d'usage
- Développement de bactéries anaérobies produisant des gaz après un accouchement ou une fausse couche.
- Complication infectieuse grave lors d'une gangrène utérine.
À ne pas confondre
À distinguer de l'hématométrie (accumulation de sang), de l'hydrométrie (accumulation de liquide séreux) et de la pyométrie (accumulation de pus).
Contexte médical
Articles L1142-1 et suivants du Code de la santé publique relatifs à la responsabilité médicale en cas de défaut de diagnostic ou de prise en charge d'une infection nosocomiale ou iatrogène.
Synonymes
Conseil
En cas de douleurs pelviennes intenses accompagnées de fièvre après une intervention gynécologique, consultez en urgence pour permettre un diagnostic par imagerie (échographie ou scanner).
Questions fréquentes
La physométrie est-elle normale après un accouchement ?
Non, la présence de gaz dans l'utérus est un signe anormal qui nécessite une investigation médicale immédiate pour écarter une infection.
Quels sont les risques juridiques pour un médecin ?
Le médecin peut être poursuivi si l'absence de détection de ce signe entraîne une septicémie ou des dommages irréversibles faute de soins adaptés.