📋 À retenir
- L'organisme subit les variations d'humidité de son milieu.
- Il est souvent capable de reviviscence (reprise d'activité après dessèchement).
- Il ne possède ni cuticule imperméable ni stomates régulateurs performants.
Se dit d'un organisme vivant dont le taux d'humidité interne varie en fonction de celui de son environnement. Contrairement à l'être humain, il ne possède pas de mécanisme pour maintenir une réserve d'eau constante.
Étymologie
Composé du grec ancien poïkilos (« varié », « changeant ») et hudôr (« eau »).
Exemples d'usage
- Les lichens, qui se dessèchent au soleil et se réhydratent instantanément à la pluie.
- Les mousses (bryophytes), capables de survivre à des périodes de sécheresse extrême en entrant en dormance.
- La fougère Cétérach, souvent surnommée « plante de la résurrection ».
À ne pas confondre
Il s'oppose à l'organisme homéohydre, qui régule activement sa teneur en eau interne (comme la plupart des plantes à fleurs ou les mammifères) pour la maintenir stable indépendamment du milieu extérieur.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Si vous observez des mousses sèches sur un mur, évitez de les arracher : elles sont probablement vivantes mais en état de repos, attendant simplement la prochaine averse pour reverdir.
Questions fréquentes
La poïkilohydrie est-elle un handicap ?
Non, c'est une stratégie de survie efficace. Elle permet à certains organismes de coloniser des milieux très hostiles (rochers nus, déserts) où d'autres mourraient de soif.
Est-ce la même chose que l'anhydrobiose ?
L'anhydrobiose est l'état de vie ralentie extrême atteint par certains poïkilohydres lorsqu'ils sont totalement déshydratés.