📋 À retenir
- C'est un acte invasif nécessitant une ponction lombaire.
- Il est souvent couplé à un scanner (on parle alors de myélo-scanner).
- Il sert de preuve technique déterminante dans certains dossiers de réparation du dommage corporel.
La saccoradiculographie est un examen d'imagerie médicale qui consiste à injecter un produit de contraste dans l'enveloppe entourant la moelle épinière (le sac dural). Elle permet de visualiser avec précision la moelle et les racines nerveuses, souvent pour diagnostiquer une compression ou une lésion.
Étymologie
Composé du latin saccus (sac), radicula (petite racine) et du grec graphein (écrire/dessiner). Le terme désigne littéralement le dessin du sac et des racines nerveuses.
Exemples d'usage
- Utilisation pour confirmer une hernie discale non visible clairement à l'IRM.
- Évaluation précise d'un canal lombaire étroit avant une intervention chirurgicale.
- Examen pratiqué dans le cadre d'une expertise médicale pour évaluer l'étendue de séquelles neurologiques après un accident.
À ne pas confondre
À ne pas confondre avec la myélographie, qui est un terme plus général pour l'imagerie de la moelle, ou avec l'IRM, qui est une technique non invasive n'utilisant pas de rayons X ni d'injection intrathécale (dans le liquide céphalorachidien).
Contexte médical
Articles L1111-2 et L1111-4 du Code de la santé publique concernant l'obligation d'information préalable et le recueil du consentement éclairé pour tout acte invasif.
En pratique
La jurisprudence retient souvent la responsabilité du médecin en cas de défaut d'information sur les risques rares mais graves (ex: méningite, syndrome de la queue de cheval) liés à la ponction ou au produit de contraste injecté lors de cet examen.
Synonymes
Conseil
Si cet examen vous est prescrit, assurez-vous d'informer le médecin de toute allergie à l'iode ou de traitement anticoagulant, car la ponction peut provoquer des complications spécifiques dans ces cas.
Questions fréquentes
L'examen est-il obligatoire pour une expertise ?
Non, le patient peut refuser tout acte invasif, mais ce refus peut limiter la capacité de l'expert à évaluer l'origine exacte des douleurs.
Quels sont les risques juridiques pour le praticien ?
Le non-respect du protocole d'asepsie ou l'absence d'information sur les effets secondaires peut engager sa responsabilité civile professionnelle.