📋 À retenir
- Principale cause d'insuffisance rénale aiguë chez l'enfant.
- Origine le plus souvent liée à une bactérie alimentaire (E. coli).
- Ouvre droit à une indemnisation intégrale en cas de défaut de sécurité du produit consommé.
Le syndrome hémolytique et urémique (SHU) est une maladie grave, touchant principalement les jeunes enfants, qui provoque une destruction des globules rouges et une défaillance des reins. Elle survient généralement après la consommation d'aliments contaminés par certaines bactéries, comme Escherichia coli.
Étymologie
Formé du grec haïma (sang) et lutos (dissous), désignant la destruction des cellules sanguines, et de urémique, relatif à l'accumulation de déchets toxiques normalement éliminés par l'urine.
Exemples d'usage
- Une infection rénale sévère après l'ingestion d'un steak haché insuffisamment cuit.
- Une hospitalisation d'urgence suite à la consommation de fromage au lait cru contaminé par des déjections animales.
À ne pas confondre
À distinguer de la simple gastro-entérite (qui ne provoque pas de défaillance d'organe) et du Purpura Thrombotique Thrombocytopénique (PTT), une forme de microangiopathie touchant principalement les adultes.
Contexte médical
Articles L. 421-1 et suivants du Code de la consommation (obligation générale de sécurité). Articles 1245 et suivants du Code civil (responsabilité du fait des produits défectueux).
En pratique
Affaire des steaks hachés contaminés (Société SEB, 2011) ayant entraîné des condamnations pénales. Procédures en cours relatives aux pizzas Fraîch'Up (Buitoni) pour blessures involontaires et mise en danger d'autrui.
Synonymes
Conseil
En cas d'intoxication, conservez précieusement les preuves d'achat, les restes d'aliments et les emballages. Une expertise médicale sera indispensable pour évaluer les séquelles rénales à long terme.
Questions fréquentes
Peut-on attaquer un fabricant en cas de SHU ?
Oui, le fabricant est responsable dès lors que le produit ne présente pas la sécurité à laquelle on peut légitimement s'attendre.
Quelle est la preuve principale à apporter ?
Il faut établir un lien de causalité entre la consommation du produit spécifique et l'apparition du syndrome, souvent par analyse de souches bactériennes.
Le distributeur est-il aussi responsable ?
Le vendeur peut être tenu responsable si le producteur n'est pas identifié, ou en cas de faute de conservation prouvée.