📋 À retenir
- Technique de conservation de la valve naturelle.
- Nécessite un consentement éclairé spécifique sur les risques d'échec de la réparation.
- Soumise au régime de la responsabilité médicale pour faute (obligation de moyens).
La valvuloplastie est une intervention chirurgicale ou percutanée destinée à réparer une valve cardiaque endommagée au lieu de la remplacer. Elle vise à restaurer une circulation sanguine fluide en corrigeant un rétrécissement ou une fuite de la valve.
Étymologie
Dérivé du latin valvula (« petite soupape ») et du grec plassein (« façonner », « modeler »).
Exemples d'usage
- Valvuloplastie mitrale par ballonnet pour traiter un rétrécissement.
- Réparation chirurgicale d'une valve aortique présentant une insuffisance.
À ne pas confondre
Elle se distingue du remplacement valvulaire, qui consiste à substituer la valve naturelle par une prothèse (mécanique ou biologique). Elle diffère aussi de la valvulotomie, qui se limite à l'incision de la valve.
Contexte médical
Articles L1111-2 et suivants du Code de la santé publique (obligation d'information et consentement éclairé). Article L1142-1 concernant la responsabilité des professionnels de santé.
En pratique
La jurisprudence en matière de chirurgie cardiaque sanctionne régulièrement le défaut d'information sur les risques de conversion (passer d'une réparation à un remplacement total en cours d'opération) si le patient n'a pas été prévenu de cette éventualité.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Demandez toujours au chirurgien le taux de réussite de la réparation par rapport au remplacement pour votre pathologie spécifique, afin de donner un consentement réellement éclairé.
Questions fréquentes
Le chirurgien peut-il remplacer la valve si la réparation échoue ?
Oui, si l'urgence ou la nécessité médicale le justifie, mais il doit idéalement avoir informé le patient de cette possibilité avant l'acte.
L'échec d'une valvuloplastie est-il une faute médicale ?
Pas nécessairement. Le médecin a une obligation de moyens ; l'échec n'engage sa responsabilité que s'il y a eu une erreur technique ou un manque de diligence.
Existe-t-il une indemnisation sans faute ?
En cas d'accident médical non fautif grave (aléa thérapeutique), une indemnisation par l'ONIAM est possible sous certaines conditions de seuil de gravité.