📋 À retenir
- Le patient doit donner son consentement libre et éclairé après avoir été informé des risques (perforation, hémorragie).
- Une consultation d'anesthésie préalable est obligatoire si l'examen se fait sous narcose.
- L'examen est un outil majeur de prévention en santé publique.
Procédure médicale permettant d'explorer la paroi interne du gros intestin à l'aide d'une sonde souple équipée d'une caméra. Elle est utilisée pour le diagnostic, le dépistage de cancers ou le traitement de certaines anomalies comme les polypes.
Étymologie
Issu du grec ancien kôlon (membre, intestin) et skopeîn (examiner, observer).
Exemples d'usage
- Dépistage du cancer colorectal chez un patient de plus de 50 ans.
- Réalisation de biopsies pour diagnostiquer une maladie inflammatoire chronique de l'intestin (MICI).
- Ablation de polypes intestinaux durant l'examen.
À ne pas confondre
Se distingue de la gastroscopie (examen de l'estomac par la bouche) et de la rectoscopie (examen limité au seul rectum).
Contexte médical
Articles L1111-2 et L1111-4 du Code de la santé publique (devoir d'information et consentement du patient). Article L1142-1 du même code relatif à la responsabilité des professionnels de santé.
En pratique
La Cour de cassation a précisé que le médecin doit informer le patient du risque de perforation intestinale, même s'il est rare, car il constitue un risque grave (Cass. Civ. 1ère, 22 juin 2017, n° 16-18.045).
Synonymes
Conseil
Vérifiez que le praticien vous a remis une fiche d'information écrite avant l'examen et n'hésitez pas à poser des questions sur les alternatives et les risques spécifiques à votre état de santé.
Questions fréquentes
L'examen est-il obligatoire ?
Non, le patient a le droit de refuser, mais le médecin doit l'informer des risques de santé encourus par ce refus.
Que se passe-t-il en cas de complication sans faute du médecin ?
Il peut s'agir d'un aléa thérapeutique. Si les dommages sont graves, l'indemnisation peut être prise en charge par la solidarité nationale (ONIAM).