📋 À retenir
- Une stratégie de lutte biologique par la consommation humaine.
- Une pratique soumise à une réglementation stricte sur le transport des spécimens vivants.
- Un enjeu de sécurité sanitaire concernant la traçabilité de ces espèces sauvages.
L'invasivorisme est une pratique alimentaire consistant à consommer des espèces animales ou végétales exotiques envahissantes. L'objectif est de réduire leur population pour protéger les écosystèmes locaux tout en valorisant une ressource disponible.
Étymologie
Mot forgé sur le modèle de « carnivore » ou « locavore », à partir du latin invadere (pénétrer, envahir) et du suffixe -vore (manger). Le concept a été popularisé par l'écologue Joe Roman dans les années 2000.
Exemples d'usage
- Consommer l'écrevisse de Louisiane qui colonise les cours d'eau français.
- Cuisiner la renouée du Japon comme de la rhubarbe.
- Déguster le crabe bleu ou le poisson-lion dans les zones marines où ils menacent la faune locale.
À ne pas confondre
À la différence du locavorisme qui se base sur la distance géographique, l'invasivorisme se base sur l'impact écologique de l'espèce. Il se distingue aussi du braconnage car il vise des espèces dont la destruction est encouragée par les autorités environnementales.
Contexte médical
Le Règlement européen (UE) n° 1143/2014 encadre la gestion des espèces exotiques envahissantes. En France, le Code de l'environnement (articles L. 411-5 et suivants) interdit généralement l'introduction et le transport d'espèces invasives vivantes pour éviter leur propagation accidentelle.
Synonymes
Conseil
Si vous pratiquez l'invasivorisme, veillez à ne jamais transporter les spécimens vivants (risques de fuite) et assurez-vous de la qualité sanitaire du milieu de récolte pour éviter les intoxications.
Questions fréquentes
Est-il légal de vendre des espèces invasives pour les manger ?
La commercialisation est souvent interdite ou très encadrée pour ne pas créer un intérêt économique à maintenir la présence de l'espèce nuisible.
L'invasivorisme suffit-il à éradiquer une espèce ?
Non, c'est généralement considéré comme un outil complémentaire aux autres méthodes de gestion écologique.
Y a-t-il des risques sanitaires ?
Oui, car certaines espèces invasives (comme certains mollusques ou plantes) peuvent accumuler des toxines ou des métaux lourds présents dans leur environnement.