📋 À retenir
- Maladie endémique touchant principalement l'Asie centrale et la Sibérie.
- Provoque des handicaps physiques irréversibles par atteinte du cartilage de croissance.
- Donne droit à une évaluation par la MDPH pour la compensation du handicap en France.
La maladie de Kashin-Beck est une pathologie articulaire et osseuse chronique qui survient durant la croissance. Elle provoque une déformation des articulations et peut entraîner un nanisme en raison de la dégradation prématurée du cartilage.
Étymologie
Le terme provient des noms des médecins russes Nikolaï Kachine et Evgueni Beck, qui ont décrit la maladie entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle lors de leurs recherches en Sibérie orientale.
Exemples d'usage
- Un enfant présentant des raideurs articulaires symétriques au niveau des doigts et des genoux.
- Une personne adulte souffrant d'un handicap moteur suite à une déformation sévère des membres contractée durant l'enfance.
À ne pas confondre
Elle se distingue de l'arthrose classique par son apparition précoce (enfance) et son origine géographique spécifique. Elle diffère également du rachitisme, qui est lié à une carence en vitamine D, alors que Kashin-Beck est associée à des carences en sélénium ou à des toxines fongiques.
Contexte médical
En France, cette maladie n'est pas répertoriée dans les tableaux des maladies professionnelles du Code de la sécurité sociale. Elle relève du droit commun de la santé et du Code de l'action sociale et des familles pour la reconnaissance du handicap.
Synonymes
Conseil
Pour un patient atteint résidant en France, il est conseillé de consulter un centre de référence des maladies osseuses constitutionnelles afin d'obtenir un certificat médical détaillé, indispensable pour toute demande de prestation de compensation du handicap (PCH).
Questions fréquentes
La maladie de Kashin-Beck est-elle contagieuse ?
Non, c'est une maladie environnementale et nutritionnelle, elle ne se transmet pas d'une personne à une autre.
Peut-on obtenir une reconnaissance d'invalidité pour cette pathologie ?
Oui, si les séquelles physiques entraînent une réduction significative de la capacité de travail ou de l'autonomie, un dossier peut être déposé auprès de la MDPH.