📋 À retenir
- Signe clinique d'une pathologie sous-jacente souvent métabolique.
- Peut justifier des aménagements de poste en droit du travail si liée à une pathologie reconnue.
- Nécessite impérativement un diagnostic médical complet.
La polyphagie est un besoin excessif et permanent de manger, résultant d'une sensation de faim qui ne s'apaise pas. Ce n'est pas une maladie en soi, mais un symptôme pouvant signaler un dérèglement métabolique ou psychologique.
Étymologie
Vient du grec ancien polus (beaucoup) et phagein (manger).
Exemples d'usage
- Le symptôme classique du diabète de type 1 dû à une mauvaise utilisation du sucre par les cellules.
- Un effet secondaire lié à la prise de certains traitements médicamenteux comme les corticoïdes.
- Une manifestation de l'hyperthyroïdie.
À ne pas confondre
Se distingue de la boulimie par l'absence de comportement compensatoire (vomissements) et de la gloutonnerie, qui relève davantage d'une habitude comportementale que d'un besoin physiologique impérieux.
Contexte médical
Articles L1110-1 et suivants du Code de la santé publique (droit aux soins). En droit de la sécurité sociale, les pathologies causant la polyphagie (ex: diabète) peuvent être classées en Affections de Longue Durée (ALD).
Synonymes
Antonymes
Conseil
Si ce symptôme apparaît de façon soudaine, faites-le consigner par écrit par un professionnel de santé. Ce document sera essentiel en cas de procédure de reconnaissance d'invalidité ou de litige avec un assureur.
Questions fréquentes
La polyphagie peut-elle être considérée comme une faute au travail ?
Non, si elle est d'origine médicale. L'employeur ne peut sanctionner un comportement dicté par une pathologie, sous peine de discrimination.
Ce symptôme permet-il d'obtenir une reconnaissance de travailleur handicapé ?
La polyphagie seule non, mais la maladie dont elle est le symptôme (comme un diabète sévère) peut permettre l'obtention d'une RQTH.
Quelle responsabilité pour le médecin qui ignore ce symptôme ?
Le médecin peut engager sa responsabilité civile s'il commet une erreur de diagnostic en négligeant ce signe clinique manifeste.