📋 À retenir
- Invention française majeure de la fin du XIXe siècle pour la médecine d'urgence.
- Premier appareil efficace de ventilation artificielle externe.
- Fonctionne sur le principe de la variation de pression dans un caisson étanche.
Le spirophore est un ancien dispositif médical utilisé pour rétablir la respiration chez les personnes en état de mort apparente, notamment après une noyade. C'est le précurseur manuel du poumon d'acier.
Étymologie
Dérivé du grec ancien speiraô (« respirer ») et phoros (« qui porte »). L'appareil fut présenté par le docteur Eugène Woillez en 1876.
Exemples d'usage
- Utilisation du spirophore par des secouristes pour tenter de ranimer une victime d'asphyxie.
- Exposition d'un spirophore dans un musée de la médecine comme témoin des débuts de la réanimation.
À ne pas confondre
Contrairement au poumon d'acier qui est automatisé, le spirophore nécessite une manipulation manuelle constante. À la différence des respirateurs modernes, il agit par pression externe sur la cage thoracique et non par insufflation interne.
Synonymes
Conseil
Pour l'étude de l'histoire du droit de la santé, cet appareil illustre l'évolution de l'obligation de moyens : ce qui était une technologie de pointe au XIXe siècle est aujourd'hui un objet de collection.
Questions fréquentes
Le spirophore est-il encore en usage ?
Non, cet appareil est aujourd'hui obsolète et a été remplacé par des technologies de ventilation mécanique positive.
Pourquoi était-il utilisé principalement pour les noyés ?
Parce qu'il permettait de simuler mécaniquement le mouvement respiratoire sans introduire d'instruments invasifs dans des voies respiratoires souvent encombrées.
Quel médecin a inventé le spirophore ?
Il a été conçu par le docteur Eugène Woillez, membre de l'Académie de médecine.