📋 À retenir
- Désigne aujourd'hui les troubles bipolaires dans le langage médical moderne.
- Caractérisée par une alternance cyclique entre manie et dépression.
- Soulève des enjeux majeurs concernant la validité du consentement et la responsabilité pénale.
Ancienne appellation médicale du trouble bipolaire. Elle désigne une pathologie mentale caractérisée par l'alternance régulière de phases d'excitation intense et de phases de dépression profonde, entrecoupées de périodes de calme.
Étymologie
Terme créé en 1854 par le psychiatre français Jean-Pierre Falret. L'adjectif « circulaire » illustre le cycle perpétuel et le retour périodique des différents états de l'humeur du patient.
Exemples d'usage
- Une personne qui réalise des achats compulsifs et disproportionnés durant une phase maniaque, avant de sombrer dans une incapacité totale d'agir durant la phase de mélancolie.
- Le passage cyclique d'un état d'euphorie communicative à une tristesse pathologique sans cause extérieure apparente.
À ne pas confondre
À ne pas confondre avec la schizophrénie, qui implique une dissociation de la personnalité, ou avec la mélancolie simple, qui ne comporte pas de phases d'excitation maniaque.
Contexte médical
Article 122-1 du Code pénal (discernement et responsabilité pénale) ; articles 425 et suivants du Code civil relatifs à la protection des majeurs (tutelle, curatelle).
En pratique
Historiquement, la jurisprudence a utilisé ce concept pour évaluer la validité des actes juridiques (testaments, contrats) passés durant les « intervalles lucides », ces moments de rémission entre deux crises.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Si un proche souffre de ce trouble, il est conseillé de mettre en place une mesure de protection juridique (comme une sauvegarde de justice) pour prévenir les conséquences financières graves d'une phase maniaque.
Questions fréquentes
Le diagnostic de folie circulaire entraîne-t-il automatiquement l'irresponsabilité pénale ?
Non. Le juge s'appuie sur une expertise psychiatrique pour déterminer si, au moment des faits, le trouble a aboli ou simplement altéré le discernement.
Un acte civil peut-il être annulé pour ce motif ?
Oui, si l'on apporte la preuve que la personne était sous l'emprise d'un trouble mental (phase maniaque ou dépressive aiguë) au moment de la signature.
Ce terme est-il encore utilisé dans les tribunaux ?
Il est devenu rare. Les experts psychiatres utilisent désormais les termes de psychose maniaco-dépressive ou de troubles bipolaires.